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agefi-logo.jpg (6762 octets)        Agefi, Repères, 16 mars 2000

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La nouvelle mode mérite un examen critique.

Nouvelle économie : réalité ou poudre aux yeux ?

Il semble que la transformation de l'économie mondiale entraîne un changement de paradigme. Mais la "nouvelle économie" est-elle vraiment nouvelle ?

Jean-Christophe Zwick (associé de CatalyzNet, Genève)

A la période glorieuse de la "nouvelle cuisine", un critique gastronomique rapportait sa discussion avec un cuisinier chantre de cette nouvelle orientation culinaire : "La moitié au moins de vos recettes se trouvent dans les recueils de recettes de 1850. Où est la nouveauté?". Le cuisinier rétorqua : "Vous le savez, je le sais, mais pas mes clients." La même anecdote véridique pourrait certainement être répétée au sujet de la "nouvelle économie", à condition bien entendu de trouver un "nouvel entrepreneur" assez cynique… et réaliste. Cette nouveauté n'est-elle alors qu'une bulle, gonflée par certains gourous, dont d'autres prédisent l'éclatement imminent?

Comme pour tout, gardons-nous de tout manichéisme. Si les bases de cette économie sont somme toute assez traditionnelles, elle apporte certaines innovations en ce qui concerne la gestion et la stratégie d'entreprise. Qu'y a-t-il à conserver, et que doit-on rejeter dans ce menu "nouvelle économie"?

Ecartons tout ce qui n'est qu'apparences! Gardons la tête froide à la lecture des prouesses de ces entrepreneurs au look de gendre idéal. Certains d'entre eux sont beaucoup plus disponibles pour les médias que pour leurs affaires et leur entreprise. Il convient de conserver un sens critique aiguisé, afin de voir ce qui se cache derrière la façade bien proprette de ces vendeurs de charme.

Gardons-nous également de tout "jeunisme" : s'il est réconfortant de constater que des investisseurs font confiance à de talentueux jeunes entrepreneurs, la réussite résulte de la combinaison de l'imagination, de l'esprit d'entreprise, du goût du risque calculé et de la souplesse d'esprit, qualités qui ne sont pas l'apanage de la jeunesse.

L'équation "nouvelle économie = nouvelles technologies" doit-elle être toujours vérifiée? Cela suggérerait que toute entreprise qui n'est ni dans le domaine des communications (télécoms et Internet) ni dans celui des sciences de la vie n'a aucun droit à être admise dans la nouvelle économie. Cette dictature du gène et de l'électron masque le critère le plus important, celui de l'innovation. En quoi quelques lignes de code informatique fonctionnant sur Internet seraient-elles plus "nouvelle économie" qu'un assemblage micromécanique constituant un cœur artificiel?

Cependant, l'émergence de ces nouvelles tendances économiques a le mérite de mettre en avant le goût d'entreprendre, la capacité de prendre des décisions dans un environnement économique extrêmement incertain et turbulent. Les entrepreneurs qui réussissent sont ceux qui osent, même s'ils n'ont pas tous les éléments de décision. Une écoute attentive du marché permettra de rectifier le tir en cas de besoin.

Du côté des investisseurs, les gagnants sont également ceux qui osent, qui font confiance à un concept solide et bien documenté, à une équipe de dirigeants motivés. Ils décident en connaissant les risques, mais en les assumant… et en les diversifiant. Ces investisseurs-ci ont abandonné depuis longtemps le ronron douillet des prêts hypothécaires pour la ronde enivrante du financement des start-up.

Lorsqu'on entend parler de nouvelle économie, on ne parle pratiquement que des entrepreneurs, grandes vedettes de cette nouvelle tendance. Sont-ce eux seuls qui vont assurer le succès du produit? Le client est le grand absent, sinon des préoccupations des entrepreneurs, du moins de la médiatisation des nouvelles entreprises. Un "nouveau" produit, aussi performant et médiatiquement sexy soit-il, restera sur les bras de son fabricant s'il ne correspond pas aux attentes de la clientèle! Dans toute économie, qu'elle soit nouvelle ou traditionnelle, la meilleure offre correspondra toujours à une demande du marché, et ne sera pas forcément celle conçue amoureusement par un inventeur solitaire et isolé du marché, fût-il génial.

Dépouillons la nouvelle économie de ses oripeaux que sont les apparences, le jeunisme et le vedettariat, pour ne la contempler que dans la plénitude de sa beauté: l'innovation, le goût d'entreprendre et la confiance pour des entrepreneurs de valeur, ces entrepreneurs attentifs à leurs clients comme à eux-mêmes.

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Last updated : 09 June 2007

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