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agefi-logo.jpg (6762 octets)        Agefi, Repères, 21 mars 2002

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Les effets correctifs et bénéfiques du e-krach semblent déjà s'estomper.

E-Business: le retour des erreurs du passé!

Une publicité diffusée récemment par une grande banque montre que le répit laissé aux entrepreneurs par la débâcle des "réplicants" Internet a été de courte durée.

Jean-Christophe Zwick (associé de CatalyzNet, Genève)

Voyez ici les nouveaux développements survenus depuis la publication de cet article (état à mi-mai 2002).

"Les PME et start-ups dynamiques se lancent dans l'e-business" (sic). Cette phrase fait penser aux riches heures de la bulle Internet, quand des vendeurs de sites sans scrupules prétendaient que "toute entreprise se doit d'avoir un site Internet" et en proposaient à chaque artisan de quartier.

Vous pensiez que l'éclatement de la bulle avait renvoyé ces vendeurs dans le néant d'où ils n'auraient jamais dû sortir? Vous croyiez que le krach avait terrassé ces chimères virtuelles qui drainaient des capitaux bien réels? Faux! Comme les monstres de l'espace, les aliens du commerce électronique resurgissent, parrainés cette fois par des sponsors respectables. Ceux-ci semblent avoir subi la même mésaventure que Sigourney Weaver, nourrissant dans leurs entrailles ces monstres qui veulent à nouveau dévorer le marché des PME helvétiques.

Regardons ce que nous propose concrètement ce dépliant: "eStarter est un portal (sic) unique en son genre". Chic! Enfin un portail unique sur Internet! Il y a longtemps que l'on n'en avait plus vu, surtout avec "des news actuelles et des events"(re-sic). En revanche, la qualité du français n'est pas vraiment remarquable!

Si une chose est unique sur ce site, c'est la langue utilisée: internautes non germanophones, passez votre chemin! Pas même l'ombre d'un vague résumé en une autre langue que l'allemand, ni mention d'une version francophone en préparation… ce qui est précautionneusement omis par la publicité reçue. Au moins ceci explique la syntaxe bizarre du dépliant: c'est le français tel qu'on le traduit à St-Gall!

Analysons maintenant les offres "qui valent de l'or":

le portrait gratuit de votre entreprise. Alléchant, s'il n'était noyé dans un ensemble de "plus de 2000 firmes"…
une homepage pour 1500.- CHF. Y a-t-il encore des entrepreneurs qui se laissent attirer par une telle offre? Qui est encore prêt à payer pour une page le prix de deux années d'hébergement pour une site de plusieurs dizaines de pages?
être trouvé sur Internet: ce service payant (840.- par an…) de souscription à "plus de 20 des meilleures plates-formes" est censé vous permettre d'améliorer votre position sur Google et search.ch. Sans discuter de la qualité des portails choisis (ils sont comme par hasard tous hébergés par le même serveur saint-gallois), la prestation semble chère pour seulement deux des "machines de recherche"(sic), alors que chacun sait qu'il en existe un grand nombre, et qu'un bon référencement se doit d'être finement ciblé.

Cette offre est inquiétante à plus d'un titre:

d'abord par la qualité des sponsors. Avant le e-krach, de tels sites, souvent créés par un groupe d'amis enthousiastes, ne bénéficiait d'aucun appui sérieux. Le fait de faire rentrer dans l'aventure, en tant que sponsors principaux, une des deux plus grandes banques suisses, un des grands groupes d'assurance choses et vie helvétique et un opérateur téléphonique local naguère monopolistique, donne à cette opération un air respectable qu'elle ne mérite pas, en tout cas de ce côté de la Sarine!
ensuite par la nature des concepteurs des sites: un institut d'aide aux jeunes entreprises, émanation des HEC de St-Gall, se targuant d'avoir assisté depuis 1989 plus de 20'000 entreprises. On pourrait s'attendre de la part de spécialistes du business plan à une cohérence totale entre promesses et réalité. Raté!
enfin, plus inquiétante encore est la résurrection des pratiques de ces corsaires du Web, qui promettent à des entreprises crédules et à des prix surfaits des services qui ne pourront que décevoir leurs acheteurs.

Il est choquant de voir autant de promesses et de constater qu'elles ne sont pas tenues, alors qu'elles ont reçu l'aval de trois des plus importantes entreprises de Suisse. C'est d'autant plus inacceptable qu'une telle offre est proposée par un organisme qui est une émanation d'une école qui se veut la meilleure pour les études de gestion en Suisse, et qui semble totalement incapable de tirer les leçons des erreurs commises dans un passé pourtant proche. Quant au site "unique en son genre", je suis sûr que Natasha, la cyberanalyste des colonnes de ce journal en trouvera une bonne poignée qui se prétendront tout aussi "uniques"…

Note importante: Cet article se base sur des observations faites dans les semaines précédant la parution de cet article dans l'agefi (21 mars 2002). Il est possible que certaines critiques soient devenues obsolètes. Le mieux est de se faire une idée sur les sites incriminés: eBusiness et eStarter.

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Nouveaux développements depuis la publication de cet article (état à mi-mai 2002) :

A mi-mai, le sponsor bancaire cité a à nouveau adressé à ses clients une publicité émanant du même organisme. Vous pouvez télécharger ici cette nouvelle publicité.

Surprise! Par rapport à la première publicité (que vous pouvez télécharger ici), toute allusion à l'hébergement de sites avait disparu. Et une visite sur le site eStarter montrait qu'un effort avait été fait pour avoir une partie en français, certes fédéral, mais au moins bien réelle.

Serait-ce le pouvoir de la presse, ou une réflexion de la part des concepteurs de ce site?

Quelle que soit la réponse, saluons cette amélioration.

Note importante: Ce complément à l'article original se base sur des observations faites à mi-mai 2002.

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Last updated : 09 June 2007

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