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Plutôt que récupérer son succès, les entrepreneurs devraient s'en inspirer

Alinghi: un modèle pour l'entreprise

Passé le sursaut de fierté nationaliste, la façon dont le défi suisse est monté à la conquête de la coupe America doit servir d'exemple de gestion aux entreprises suisses.

Jean-Christophe Zwick (CatalyzNet, Genève)

Alinghi est-il vraiment un succès helvétique? Probablement pas, car tout autre concurrent de la coupe America qui aurait suivi le concept élaboré par l'équipe Bertarelli aurait pu réussir aussi bien. La clé de cette réussite ne réside donc pas dans sa nationalité, mais dans sa conception, qui peut, au demeurant, être adoptée par toute entreprise désireuse de réussir. Voyons ensemble les enseignements du défi suisse.

Au commencement était un objectif. Gagner la coupe America? S'il était peut-être espéré, ce n'est pas celui qui était annoncé: Alinghi voulait seulement arriver le plus loin possible dans la coupe Louis Vuitton. En plus de cet objectif publié, il était également évident que l'équipe marketing désirait créer une marque jouissant d'une forte notoriété mondiale. Le choix des objectifs s'est révélé particulièrement judicieux: n'étant pas liés à une victoire, toujours hypothétique dans le domaine sportif (voyez ce qui arriva à l'équipe de France lors du dernier Mundial de football…), ces objectifs étaient donc atteignables, clairement exprimés, propres à motiver dans tous les cas les membres de l'équipe, même en cas de défaite ("on a tout fait pour arriver le plus loin possible, mais on a rencontré plus fort que nous"). Ceci est aussi tout à fait en ligne avec un esprit sportif qui valorise plus la participation que la victoire. 

Le second élément clé de la réussite fut la constitution d'une véritable équipe. Par équipe, on n'entend pas un ensemble d'individualités, fort expérimentées et connues pour certaines d'entre-elles, mais la globalité de l'équipe où chacun a son rôle et une importance égale: pas de diva, pas de culture de l'ego du barreur vedette ou du milliardaire initiateur. Cette égalité des membres d'Alinghi était particulièrement visible dans la newsletter qui mettait en avant dans chaque numéro un équipier, qu'il soit réparateur de voiles ou analyste météo. Cette reconnaissance du mérite de chacun a joué un rôle déterminant dans la cohésion des vainqueurs. De surcroît, ceci valorise les compétences réelles des équipiers, et non de prétendues qualités basées sur des apparences imaginaires. Les conseils d'administration qui choisissent leur CEO sur l'aspect qu'il aura dans les médias devraient en prendre de la graine… 

Ensuite vinrent les stratégies destinées à atteindre les objectifs fixés. Elles n'ont pas varié: comme tout bon capitaine d'industrie, Ernesto Bertarelli sait qu'une fois le but fixé, on fait tout pour l'atteindre. Il ne convient pas de changer de cap à chaque petite brise contraire. Cette ligne de conduite claire et bien définie a été tenue tout au long du projet, et les stratégies marketing étaient cohérentes avec cette ligne; en outre, elles intégraient pleinement le positionnement du défi "une équipe pour aller ensemble le plus loin possible", et servaient la création de la marque "Alinghi". 

Comme dans toute entreprise innovante, la recherche a joué un rôle capital. Dans les sciences de la vie, on sait que c'est un investissement qui permet d'assurer la pérennité, de se projeter dans l'avenir et d'augmenter ses chances de succès. Afin d'apporter ce succès, la recherche ne doit pas souffrir de mesures d'économies, ce qui hypothéquerait le futur de l'entreprise à moyen terme. Le choix du partenaire scientifique est évidemment important: à nouveau, une logique de compétence a dicté le choix heureux de l'EPFL. 

Mais cette belle conception ne serait restée qu'un édifice vide sans le travail de préparation réalisé: tout a été testé, aussi bien la technique que les hommes et leurs relations. Des heures de navigation et d'ajustements. "Tout ce qui devait casser avait déjà cassé" disait un membre d'Alinghi. Cette préparation a de toute évidence manqué à Team New Zealand. Le parallèle avec le monde de l'entreprise est évident: un produit lancé sur le marché avant qu'il soit au point risque fort de se muer en cuisant échec.

Comme toujours, il est faux de vouloir attribuer une seule cause au succès: c'est un faisceau de réussites, de bonnes réflexions, de judicieuses décisions, qui vont créer ce qui fera la fierté de la société. Mais tout bon entrepreneur sait que, même si tout a été parfaitement pensé, la réussite n'est pas toujours au rendez-vous. Comme pour le sport!

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Last updated : 09 June 2007

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