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agefi-logo.jpg (6762 octets)        Agefi, Repères, 17 août 2000

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La correction des cours du Nasdaq a été révélatrice.

Les dotcoms sont des entreprises comme les autres

Portées aux nues par des investisseurs avides de profits à court terme, les entreprises Internet montrent maintenant une image plus réaliste.

Jean-Christophe Zwick (associé de CatalyzNet, Genève)

L'enthousiasme généré par la nouveauté et les success stories véhiculées complaisamment par nombre de médias a contribué à construire un mythe des sociétés tirant leur substance d'Internet. Pour leurs créateurs, c'était le moyen de devenir millionnaires en quelques mois, beucoup plus rapidement qu'à la loterie. Pour certains investisseurs, c'était le moyen de multiplier leur mise, plus sûrement qu'au casino. Pour l'économie toute entière, c'était le signal de la reprise, le signe que la volonté d'entreprendre était l'ingrédient-clé de la réussite. Bref, tout contribuait à l'ensoleillement d'un climat économique sortant d'une période de grisaille.

Cependant, en mettant en avant des qualités construites sur une vision à court terme, cette embellie portait en elle l'averse qui allait doucher les ardeurs de nombre de financiers.

Outre les doutes quant aux qualités de certains managers, les investisseurs traditionnels ont commencé à se poser des questions sur la viabilité à long terme de ce type d'entreprise.

Les dotcoms sont-elles immortelles? Répondent-elles à des concepts de management totalement inédits? Bien qu'elles évoluent dans cette économie qualifiée de "nouvelle", elles n'échappent pas à certaines règles de base de la bonne vieille (et pas encore désuète) "ancienne économie". La faillite retentissante de boo.com, survenue avant la correction des cours du Nasdaq, fut à cet égard très instructive. Elle a permis de tordre le cou à plusieurs idées reçues:

le marketing ne permet pas de vendre un produit souffreteux. Boo.com a réalisé de coûteuses campagne d'image et de publicité, alors que le produit n'était pas encore utilisable.
les clients n'apprécient pas que les promesses faites ne soient pas tenues. Le produit vanté comme le plus innovateur s'est révélé un himalaya de complexité pour l'utilisateur moyen.
la technologie seule n'assure pas le succès, encore moins si elle n'est pas adaptée aux attentes des utilisateurs. S'il est plus compliqué et moins sûr d'acheter sur Internet, les chalands se tourneront vers les circuits traditionnels.

Dans les cinq premières années d'existence, la moitié environ des entreprises disparaissent. Cette règle est quasiment immuable, même pour des entreprises choisies comme étant plus prometteuses que leurs jeunes homologues. En effectuant le suivi des sociétés lauréates de son prix pour les jeunes entreprises, la Fondation de Vigier a constaté que le quart de celles-ci avait disparu et qu'un autre quart se bat pour sa survie. L'autre moitié se répartit équitablement entre organisations profitables et "bientôt" profitables.

"Les dotcoms sont plus performantes, car le taux d'échec est bien plus bas" direz-vous avec raison. Il y a plusieurs explications à cela:

la majorité des dotcoms a un ou deux ans d'existence. Ce n'est pas toujours suffisant pour expérimenter les affres du manque de liquidités.
jusqu'à ces derniers mois, chaque "tour de table" supplémentaire permettait de "financer la croissance afin d'atteindre la masse critique nécessaire à la rentabilité", et accessoirement combler le déficit de liquidités.
le taux d'échec des dotcoms est faible. Cette explication pourrait sembler tautologique. En fait, la nouveauté de ce type d'entreprise fait qu'on n'a que peu d'expérience. On parle donc abondamment des succès et ne retient que cette image de performance. On a donc une approche enthousiaste ("overenthusiatic" pour des anglo-saxons). Et pourquoi en aurait-on une autre, puisque la nouvelle économie a découvert ce que l'humain n'a jamais réussi: l'immortalité?

Les disparitions et regroupements observés actuellement ne sont qu'une étape normale, bienvenue et saine. Elle va permettre d'épurer le marché en éliminant les entreprises créées que pour l'enrichissement de leurs fondateurs, ainsi que celles ne présentant aucune originalité (les "me-too"). La mortalité promet d'être sévère dans le business-to-consumer, peu de dotcoms créées à la hâte répondant aux attentes des consommateurs. A l'inverse, le marché du business-to-business va continuer de couler des jours heureux, car ses acteurs répondent souvent à des besoins forts des industriels, qui ne pouvaient être satisfaits autrement. Et n'est-ce pas là la clé de tout succès, même dans l'ancienne économie ?

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Last updated : 09 June 2007

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