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agefi-logo.jpg (6762 octets)        Agefi, Repères, 20 septembre 2002

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La personnalité de l'entrepreneur a une grande influence sur la conduite des affaires.

Récoltez les fruits de la sueur et non le vent des apparences!

Les médias sont de plus en plus friands des histoires - grandes ou petites - des capitaines d'industrie. Cette tendance est-elle bénéfique pour l'entreprise elle-même?

Jean-Christophe Zwick (associé de CatalyzNet, Genève)

Le grand patron est un gibier de choix pour le journaliste économique. Peu importe que ses chaussettes rouges soient trouées ou qu'il ait l'œil humide au moment opportun. Mais c'est encore mieux s'il est pourvu de ces accessoires qui le rendent humain, presque comme vous et moi. L'idéal serait même qu'il épouse un top model ou l'héritière d'un quelconque royaume… mais ne rêvons pas, le big boss est généralement déjà pourvu du côté épouse. Dame! C'est une question d'image.

Au surplus, ce manager parfait se fait un plaisir de répondre rapidement et affirmativement à toute sollicitation d'interview, que ce soit au sujet de la marche de son entreprise, de l'utilisation des stocks-options pour la motivation des cadres ou des désagréments causés par l'interruption des vols du Concorde. En contrepartie, cette perle d'entrepreneur apparaît régulièrement à la une des magazines, où son air enjoué et délicatement potelé démontre aisément la santé de ses activités professionnelles.

Ces apparitions bénéficient-elles réellement à son entreprise? Il est indéniable que le chef d'entreprise est un capital. Il se doit d'assurer des tâches de représentation et de communication. Il est le porte-parole suprême de l'entreprise, celui qui montre qu'il assume ses responsabilités managériales en apparaissant en direct au téléjournal du soir après un accident industriel. C'est souvent également un excellent vendeur: par la connaissance intime de l'entreprise qu'il a (souvent) créé, il impressionne favorablement ses interlocuteurs les plus haut placés. Dans ces rôles-là, le grand directeur est non seulement un atout indispensable, mais aussi irremplaçable. Toute son énergie étant tournée vers son entreprise, celle-ci en bénéficie fortement.

Pour diriger, le cerveau est préférable à l'ego.

Le danger apparaît au moment où l'ego du directeur prend le dessus. Les priorités sont alors modifiées, l'entreprise passant au second plan, détrônée par le patron lui-même. Les actions de cet homme vont alors avoir pour seul but, conscient ou non, d'accroître cette popularité qu'il affectionne tant. Il va alors oublier qu'il fait partie d'une équipe. En tant qu'homme solitaire, aurait-il vraiment pu acquérir cette position sur le marché qui fait de lui une personnalité en vue? Certainement pas, mais, en passant dans le monde du "business-show", les fondements de sa réussite s'effacent, le laissant dans son esprit seul héros de la légende économique. Désormais, tout est bon pour arriver encore plus haut sur cet Olympe médiatique. Il lui faut devenir plus grand et plus fort, plus international. Achetant alors à grand renfort de crédits des sociétés tout heureuses de se vendre à un entrepreneur si connu… et à si bon prix! Partant à la conquête de marchés jusqu'alors vierges, grâce à de somptueuses (et somptuaires) dépenses de communication, d'autant plus élevées que le marché resté vierge est difficile d'accès.

Et voilà l'entrepreneur pris dans la spirale infernale: de plus en plus attractif pour les médias, il passe plus de temps avec eux qu'avec ses propres collaborateurs, insistant cependant pour prendre lui-même toutes les décisions: la délégation lui enlèverait son pouvoir absolu. C'est alors que la fin est prévisible: alors que le directeur s'envole vers les cieux de la notoriété, sa société s'enfonce dans les enfers des remboursements, car c'est elle qui doit générer les profits nécessaires à financer les options expansionnistes du désormais deus ex machina.

Chaque mois nous apporte cette version moderne et économique de la fable de la grenouille qui voulait se faire aussi grosse que le bœuf. Si un patron est une valeur indispensable dans une entreprise, il ne doit pas oublier que la réussite est le fait d'une équipe et non d'un individu. Une entreprise progresse grâce à la pertinence de ses stratégies, et celles ayant pour seul but l'accroissement de la popularité du grand chef sont rarement pertinentes, comme l'ont montré de récents développements. En tant qu'investisseur, donnez votre préférence à un patron qui travaille plutôt qu'à celui qui ne fait que parler. Ainsi vous récolterez les fruits de la sueur et pas le vent des apparences.

 

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Last updated : 09 June 2007

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