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agefi-logo.jpg (6762 octets)        Agefi, Repères, 19 décembre 2002

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Taille et performance sont liées pour les Etats.

La taille de l'entreprise est-elle un facteur de succès?

Un rapport de l'Université de Harvard 1), publié dans ces colonnes 2), montre un lien entre performance et taille d'un pays, le système d'organisation jouant également un rôle. Peut-on extrapoler ces résultats au monde de l'entreprise?

Jean-Christophe Zwick (CatalyzNet, Genève)

Quels sont les paramètres principaux liant performance et taille d'une contrée? On peut en distinguer quatre principaux:

les économies d'échelle que permettent une taille importante du pays: économies sur les infrastructures, les services publics, les services sociaux et financiers, entre autres,
les coûts liés à l'hétérogénéité des préférences et attentes des citoyens, évidemment plus élevés pour les pays les plus peuplés,
le système d'organisation politique, démocratique ou autoritaire,
l'ouverture au reste du monde.

La performance sera maximale à l'optimum entre économies d'échelle et coûts d'hétérogénéité, optimum déterminé également par des choix influencés par le système politique et l'ouverture du pays vers l'extérieur.

Si l'on reprend ces critères, est-il possible de les transposer dans le monde de l'entreprise, et est-il possible qu'ils aient aussi une influence sur la performance d'une société? Bien entendu, certaines adaptations sont à prendre en compte: on ne va pas parler de citoyens, mais d'employés, de collaborateurs. L'organisation ne sera plus politique, mais structurelle. Enfin, le monde devra être remplacé par le marché. En tenant compte de ces adaptations, examinons les critères cités plus haut:

les économies d'échelle reviennent comme un leitmotiv lancinant lorsqu'il s'agit de justifier une réorganisation ou une fusion. A l'instar des Etats, les grandes entreprises peuvent économiser, principalement dans le domaine de la production. Cependant, elles auront certainement plus de coûts administratifs, la gestion d'une grande structure nécessitant une énergie soutenue.
Les coûts liés à la diversité du personnel sont une réalité pour les grandes sociétés. Si le personnel d'une PME va généralement avoir des attentes homogènes, soit en raison d'un fort esprit de groupe ("on se serre les coudes"), soit à cause d'un style de direction autoritaire. Une telle homogénéité ne sera plus possible à partir d'une certaine taille, surtout si l'entreprise possède plusieurs sites localisés dans des endroits différents. Dans ce cas même, l'esprit de groupe pourra exister, mais au niveau local.
Le système d'organisation va aussi jouer son rôle: certaines sociétés vont tendre à un mode de décision consensuel ou démocratique, chacun des membres du personnel pouvant s'exprimer librement à l'intérieur d'une structure peu hiérarchisée. D'autres entités s'apparenteront à un système dictatorial, ou le directeur (ou le propriétaire) sera le despote, plus ou moins éclairé. Si l'on a tendance à assimiler les PME à ce modèle, on peut aussi aisément citer des exemples de multinationales où le PDG est une sorte de deus ex machina. Tout comme pour les pays, il n'est pas possible de corréler taille et système organisationnel. Celui-ci va simplement déterminer la position de l'optimum entre économies d'échelle et coûts d'hétérogénéité. En effet, il est raisonnable de penser qu'une structure autoritaire va faire moins de cas des attentes différenciées du personnel et donc limiter ce type de coûts.
L'ouverture au marché est l'attention que l'entreprise porte à l'écoute de ses clients et à la connaissance du paysage économique dans lequel elle évolue. Ce paramètre est définitivement un facteur clé de succès: l'entreprise égocentrique, repliée sur elle-même, sera comme un pays ayant opté pour l'autarcie: peut-être performant au début, mais avec un succès s'affadissant au cours du temps, en raison de l'absence d'idées neuves.

L'histoire récente montre que les mastodontes, souvent créés par des alliances contre nature, ne sont que des colosses aux pieds d'argile, qui se désintègrent d'eux-mêmes sous l'érosion du temps, ou qui sont dépecés par d'avides prédateurs. Les PME positionnent leur optimum loin des économies d'échelle, mais à proximité de leurs employés. Elles sont moins visibles mais plus efficaces, ont choisi l'option de la réactivité, de la cohésion, de l'écoute interne et externe, en un mot, le choix de la durée et de la pérennité.

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Notes:

1) "The size of countries. Does it matter?", Alberto Alesina, Harvard University, sept. 2002.

2) L'agefi, 2 décembre 2002.

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Last updated : 09 June 2007

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